Une maison forte

Le donjon est en quelque sorte le verrou de cette ferme ou basse-cour. Elle doit empêcher toute approche indésirable par la mise en place de toute une série de moyens de défense :
  • le pont-levis : d'une longueur de 2,50m environ, il se rabattait contre la porte d'entrée par un système de cables ou de cordes : le relevage était facilité par deux poulies en bois fixées sur cette porte
  • la porte d'entrée : épaisse et cloutée pour émousser les lames des haches
  • le sol de la galerie est constitué sur toute sa longueur, de planches amovibles recouvrant un fossé rempli d'eau
  • l'assommoir : placé au centre de la voûte en berceau, permet de lancer, à partir du premier étage, des projectiles ou de frapper les indésirables avec un gourdin.
  • la porte intérieure : devait permettre de refermer la galerie à la manière d'un sas. Elle était calée par un gros madrier qui prenait place dans les excavations creusées dans le mur de part et d'autre
  • l'accès au donjon : se fait uniquement par une porte située au premier étage de l'édifice. La pénétration dans l'habitation se faisait donc grâce à des échelles mobiles appuyées sur un palier d'une longueur de 2,20m, que l'on pouvait, à la manière d'un pont-levis, rabattre sur la porte d'entrée.

En cas d'alerte, tout le monde rentrait dans le donjon. Les derniers rentrés mettaient les moyens de défense en place : remonter le pont-levis, fermer la porte, enlever tout le plancher de la galerie, fermer la deuxième porte, la caler avec le madrier, grimper sur les échelles, relever le palier mobile, fermer la porte d'entrée et la caler, elle aussi avec un madrier, se poster près de l'assomoir et attendre.

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